Le Centre Rural d’instruction et d’Education (CIER)

cier_09.jpgLes efforts déployés par les services gouvernementaux et les divers acteurs sociaux se heurtent à des obstacles majeurs, d’où un taux de scolarisation très faible. Celui-ci est estimé à 33% pour les 7-12 ans (statistiques nationales).

Le CIER s’efforce donc, avec l’aide de ses partenaires et par un engagement constant sur le terrain, de mettre à la disposition de tous une éducation de base efficace.

Les activités principales du CIER:


Alphabétisation mooréphone
Objectifs : Permettre l’accès à l’instruction à ceux qui n’y ont pas eu droit dans leur enfance.

L’alphabétisation permet ensuite de développer l’autopromotion au sein des communautés rurales (gestion des projets et des biens, ouverture au monde extérieur)  Elever le taux d’alphabétisés dans les villages membres.

cier_02.jpgInitiée en 1992, elle permettait aux volontaires de l’AZN n’ayant pu être scolarisés de pouvoir lire et écrire dans leur langue maternelle (mooré). Avec le temps, elle fut ouverte à la population des villages membres par l’installation d’un centre d’alphabétisation dans chacun des villages de l’AZN.

Un centre d’alphabétisation comprend deux classes : l’alphabétisation initiale (AI), la lère année, et la formation complémentaire de base (FCB), la deuxième année. La population cible est mixte et comprend également des adolescents n’ayant pas été scolarisés.
Les résultats sont encourageants, avec des taux de réussite variant entre 65% et 70%.

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Alphabétisation francophone
Objectif : permettre à ceux qui n’ont pu aller à l’école primaire d’apprendre le français afin qu’ils puissent s’ouvrir davantage au monde extérieur (livres, journaux, radio, télévision, voyages…).

cier_07.jpgCes cours sont la continuité des cours de mooré, ouverts à ceux qui ont suivi avec succès les 2 classes d’alphabétisation mooréphone. Ils sont répartis en cours du jour et en cours du soir pour s’adapter aux horaires de chacun (ménagères, adolescents, travailleurs).

 

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La Bibliothèque
cier_06.jpgCelle-ci attire un public varié (fonctionnaires ruraux, enfants du village, volontaires de l’AZN, collégiens, étudiants, élèves de l’école primaire, etc.). Elle s’enrichit continuellement de nouveaux ouvrages grâce aux dons de partenaires, à l’achat de romans africains et de livres en mooré. Elle présente aussi des quotidiens et hebdomadaires Burkinabé.

De 34 nouveaux abonnés en 2003, on est passé en 2005 à 101 nouveaux abonnés. Les emprunts et consultations sont libres et gratuits.

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 Constructions et Equipements scolaires

cier_08.jpgL’AZN participe à la création d’écoles primaires dans ses villages qui n’en ont pas encore en apportant les moyens matériels nécessaires (classes, logements, forages, mobilier). Ainsi depuis la création du CIER, 4 nouvelles écoles ont pu être ouvertes et 2 sont actuellement en projet.

 

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Parrainage scolaire du primaire
cier_04.jpgDans la région de Guiè, beaucoup d’enfants d’âge scolaire n’avaient pas la possibilité d’aller à l’école. Grâce au parrainage scolaire, l’école est devenue gratuite dans toutes les écoles des villages de l’AZN. Le parrainage scolaire prend également en charge les frais médicaux des élèves des écoles de l’AZN.

 

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Soutien aux élèves du secondaire
cier_05.jpgDans la suite du parrainage du primaire, ce soutien aux élèves du secondaire a pour objectif de permettre aux collégiens d’étudier dans de meilleures conditions en leur apportant une aide financière leur permettant d’assurer les frais de scolarité, de logement, de fournitures et de réparations de la bicyclette.

 

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Obstacles majeurs à la scolarisation au Burkina Faso
Parmi les obstacles majeurs à la scolarisation, on note:

  • L’insuffisance des structures d’accueil
  • La difficulté pour l’état de payer les salaires des enseignants (de 1993 à 2005, ce nombre a augmenté de  123%).
  • Le coût élevé de la scolarisation pour les parents
  • Le taux de croissance démographique (taux de croissance naturel 29 o/oo)
  • Les longues distances parcourues à pied pour se rendre à l’école ( en moyenne 5,8 Kms de la maison à l’école)
  • La faible efficacité du  système éducatif (le taux de redoublement varie de 12% au CP1 à 46% au CM2, Le taux d’abandon : 6,3%). De plus il faut noter l’insuffisance numérique de manuels scolaires et la quasi inexistence de matériel didactique en classe.
  • La situation sanitaire défectueuse chez les enfants dont 26 à 56% souffrent de malnutrition et 90% sont parasités.

Au regard de cette situation, on se rend compte de l’ampleur des problèmes de l’éducation au Burkina Faso. Il s’avère urgent de trouver des voies nouvelles, si on veut mettre l’éducation de base à la disposition de tous les enfants qui y ont droit.

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Veuillez trouver ci-dessous les dernières publications du Centre d’Instruction et d’Education Rural de Guiè :

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